C'était le 5 mars, de cette année 2010. Je venais de me lever, et ne me doutais pas un seul instant de ce que j'allais apprendre.
Après être sortie de mon lit, j'avais ouvert ouvert ma fenêtre. Le soleil resplendissait et je me languissais d'avance devant la belle journée que j'étais sûre d'avoir devant moi. Grossière erreur.
Je sortais de la chambre, et passait devant la chambre de ma petite s½ur. Son absence a laissé place à un gros vide dans cette maison et dans mon c½ur.
Cet accident s'est passé si vite, c'était tellement soudain. Et ça fait déjà trois mois qu'elle est partie, tuée sur le coup. Je respirais un grand coup et descendit l'escalier en bois. Laissons ça de coté. Je suis du genre à toujours fuir, Nicholas me le disait tout le temps. Et il a raison, je fuit les problèmes, les responsabilités, les ennuis, en espérant qu'ils se résolvent tout seul. Ça n'arrive jamais en tout cas.
Je descendais, et ne remarquais que le silence de cette maison. Mes pieds avançaient sur le parquet froid, jusqu'à que j'entrais dans la cuisine, où je vis ma mère, assise sur une chaise, en face de la table, se cachant le visage avec ses mains. Elle levais la tête vers moi, surprise de me voir réveillée, et je vis de grosses plaques rouges bordées par de grosses larmes sur son visage. Elle m'annonçait quelques secondes plus tard la nouvelle qui a surement était une des pires de toute mon existence. Après l'accident, mon père est resté dans le comas. Il s'était enfin réveillé, au bout de trois semaines, et tout le monde était plus heureux que jamais. Puis, les médecins ont détectés une hémorragie interne, et tout à recommencer. Le comas. Le silence. Et puis, la mort. Ma mère me tendait un papier, plié en quatre, blanc. Je l'ouvrait, les mains tremblantes.
« Tu es une petite fille unique, une petite fille différente. Jamais un père ne pourrait être aussi fier que moi de sa petite fille. Quand tu es née, un rayon de soleil est venu éclairé ce monde et tu a changé la vie de beaucoup plus de personne que tu ne le crois. J'ai bien remarqué, plus tard, après ta naissance, que la petite fille si joyeuse, si gaie, si magnifique, n'avez rien des autres petites filles : tu es la petite fille dont rêve tout les pères Maya. Te rappelle tu, à l'age de trois ans, le jour de Noël, je t'avais offert de magnifiques poupées, les poupées que toutes les petites filles voulaient. Tu ne les as jamais utilisés. Et à l'age de quatre ans, tu commençais à lire comme un adulte. J'ai comprit à quelque point ce petit être, que j'avais serré tellement fort contre moi lorsqu'il est né, était exceptionnel. De part sa beauté, mais encore plus par sa personnalité. Les autres enfants ne te comprenaient pas, certes, mais moi, je savais que tout le monde t'écouterais un jour, te vénèrerais et que toute les actions que tu feras un jour auront un sens. Ils te regarderont tous avec des yeux grands ouverts, impressionnés et regretterons de s'être moqué, de la magnifique et talentueuse jeune femme que tu es. Oui, Maya, tu n'a rien à envier à Angela Davis ou bien Martin Luther King. Je sais que tu fais déjà partie de ses gens là. Ceux qui savent ce qu'ils veulent, ceux qui se battent pour avoir ce dont ils ont besoin et qui n'ont besoin de personne pour affirmer leurs positions. Et un jour, tu seras sur un podium, proclamant ton discours devant une foule de personnes se sentant opprimées et tu entendras peut être, un cri très lointain, un cri fier, un cri magnifique, qui te donneras encore plus l'envie de te battre. Je te crierai, du plus fort que je peux : « Regardez là, c'est ma fille ! ». Oui, Maya, les personnes comme toi n'ont rien à envier à qui que ce soit. »
Mon père l'avait écrit, juste avant de retomber dans le comas, comme s'il avait eu un pressentiment. Et nous restâmes, ma mère et moi, silencieuses et seules dans la cuisine, la lettre au milieu de la table. Nous ne sommes plus que nous deux. Mon Papa est parti loin dans les étoiles. Le pilier de ma vie, de mon existence, mon modèle, est tombé, et ne se relèvera plus jamais.
Je suis incroyablement fière d'être cette petite fille, qui n'a rien a envier à ses géants. On m'a toujours dit que j'étais peureuse, chétive et maintenant, mon père m'ouvre les yeux sur sa vérité, celle en laquelle il croyais : je suis cette petite fille courageuse, qui sait ce qu'elle veut.
Depuis que cette lettre, ses mots sont arrivés dans ma vie, il y a 6 mois de là, plus rien n'a d'importance. Plus rien.
Je ne compte pas vivre dans le passé. L'époque du New Jersey est terminée.
Je sort de la voiture, mon sac à la main, quelques minutes plus tard, les membres engourdis, le corps endormi, les paupières alourdies, par le long voyage. Je claque la portière, et voit l'ombre de ma mère s'éloigner dans la nuit, vers une petite maison où une pancarte s'illumine toutes les dix secondes, laissant apparaitre en grosses lettres rouges et jaunes : « Motel ». Je soupire et met ma capuche sur la tête. La nuit commence à tomber, et je sens une grosse fatigue me paralyser. Je vois ma mère revenir, je m'approche vers elle et elle me tend des clés crasseuses.
Je n'aime pas vraiment cet hôtel. C'est le genre d'hôtel que les touristes évitent le plus possible.
Je prend du bout des doigts la clé poisseuse et m'en vais. Ça me fait penser aux films d'horreur que Joe regardait tout le temps quand ses parents n'étaient pas là. J'entre dans la chambre et vois la moquette tachée de brun. Je ne veux même pas savoir ce que c'est.
Je m'assied sur un des deux lits simples de la pièce en soupirant et ouvre, encore une fois mon journal.
26 décembre 2000
Chère Micky.
Je n'ai pas vraiment eu le temps de souhaiter un joyeux Noël, alors je te le souhaite en retard. Au moins, moi, je n'ai pas oublier, comme d'autre. Oui, Micky, je suis sur que tu sais très bien que je parle de Kevin.. Plus tête en l'air, il faut trouver...
J'ai fêter Noël chez les Jonas, avec mes parents et ma petite s½ur.
Denise ne lâchait plus son caméscope, comme toute les années, comme pour saisir chaque seconde de cet événement, de peur que celui parte trop vite.. Comme chaque année, le moment que j'ai préféré était bien le moment où l'on ouvre les cadeaux. Ce n'est pas pour les cadeaux mais surtout pour voir les sourires et les yeux brillants s'afficher sur les visages heureux de certains..
Rooo, je sais très bien ce que tu pense Micky ! Certains veut surtout dire Nicholas. J'en ai conscience.
Il a reçu une nouvelle batterie – ce qui ne m'a pas vraiment étonnée – et a tout de suite commencé à jouer avec. Un énorme sourire s'est affiché sur sa mine, et il était excité comme un fou.
Micky, ce Noël était surement le meilleur que je n'ai jamais passé. Nicholas ne me lachait pas d'une semelle, c'était, je l'avoue, plaisant. Il m'avait tellement manqué ses temps si.. C'est mon meilleur ami, mais parfois il est absent.. Il a d'autres amis.. Et je ne suis pas jalouse, au contraire, mais moi.. J'ai l'impression d'être un cas à part, je n'ai que trois amis en tout et pour tous.. Kevin, Nicholas et Joseph..
Cela me gêne un peu, je suis sur que tu l'a remarqué mais on dit toujours que l'on ne doit pas changer pour être respecté des autres.. Je ne veux pas changé, je sais que l'on m'aime comme ça, et que Nicholas m'aime comme ça, même avec ce « petit coté intello » que m'attribue certaines personnes, peut être à tord..
J'avoue que je ne sais pas quoi penser.
Micky, certaines personnes disent que je suis trop mature pour mon age. Mais, je n'ai que sept ans..
Je relève la tête et vois ma mère, trempée jusqu'aux os, qui rentre dans la chambre. La manière dont j'écrivais, en 2000, me fait sourire. J'avais l'impression que personne ne me comprenait, ce qui était le cas, mais, je trouve que les personnes me disant que j'étais trop mature avaient raison.
Je replonge dans ma lecture, en choisissant une nouvelle page.
Jeudi 28 aout 2007
Hii Micky.
Aujourd'hui, ce n'est pas la grande forme. Enfin si. Mais non. Oui, je suis sur que tu veux tout savoir..
Je suis en fait à Los Angeles, où Nicholas m'a invité. Il tenait absolument à me présenter des amis à lui, qu'il a rencontré grâce à sa carrière. Je me doutais bien que le monde où il mettait les pieds n'étais pas tout rose, mais à ce point, je ne l'aurais jamais cru..
Il m'a dit que lui et ses frères travaillaient sur un projet de film.. Il m'a présenté ses "amis", ou plutot des starlettes dévergondées et hypocrites. A toi de juger Micky.. En tout cas, je connais toute la team Disney sur le bout des doigts maintenant.. Sa nouvelle petite copine, Miley Cyrus et son énorme sourire, leur prochaine meilleure amie ( j'en suis sûre Micky, et non, je ne suis pas jalouse... Quoi que... ) Demi, une autre fille, avec un regard indescriptible, s'appelant Selena..
Nicholas, ou Nick, comme il préfère se faire appeler maintenant, n'est plus aussi présent. Il m'a emmené dans une fêtes, avec toutes ses autres teen idols, où je me suis terriblement ennuyée...
Micky, je ne veux pas dire mais, tout ce luxe, ses paillettes.. Ça le change..
J'ai un mauvais pressentiment..
Je ferme le livre. J'avais bien raison d'avoir un mauvais pressentiment.
Los Angeles.. Ma future vie...
Mon père me répétait tout le temps, comme une leçon qu'il avait apprise par c½ur : « Évite les pièges de la vie, Maya. Méfie toi d'elle. Elle est aussi imprévisible que belle. ».
Heyy =)
Ce deuxième chapitre est.. Bof bof.
Mais il fallait vraiment une transition entre le premier et le prochain chapitre.
Vous comprendrez mieux quand le troisième chapitre sera en ligne.
On commencera enfin à en savoir plus sur les autres personnages.
Et il y aura moins de passages de "Micky", son journal.
Hum.. Bref.. =)
Quelles sont vos réactions sur la lettre du père de Maya ?
Et sur "l'accident" ? On en sait pas beaucoup là dessus..
J'espère que vous aimez toujours autant... =)
En tout cas, merci ! Vous êtes formidables, géniaux !
3 commentaires minimum pour être prévenue x)
J'ai eu un énorme coup de coeur pour sa fiction.
Et j'adore son prologue, magnifiquement écrit =)
Merci pour tout. ♥ ♥ ♥ ♥